Ces années sont aussi marquées par un autre ouvrage. Moins académique, celui-là. L’acceptation de mon homosexualité.

“Au commencement, il y a l’injure” écrit Didier Eribon sur le sujet. Et à l’arrivée ? Tenter de s’aimer, un peu plus, un peu plus fort, une parcelle après l’autre.

23 ans : installé dans une chambrette à New York, je réalise que j’ai besoin de rentrer en France. Je cherche à exprimer quelque chose de moi et c’est là où sont mes racines que ça me semble possible. L’enfant que j’étais à huit ans toque à ma porte. Et avec lui, ces moments de grâce autour du feu où il se rêve poète, troubadour au corps qui danse, contant une histoire qui enchante les âmes et transforme les coeurs.

Cette histoire, il faut que j’aille la chercher.

Mais, “quand on a mission d’éveiller on commence par faire sa toilette dans la rivière” avertit le poète René Char. L’histoire que je veux partager, je découvre qu’elle se cache derrière une fameuse toilette : un long voyage intérieur que le retour en France me réserve. Parti me découvrir, je rentre me trouver.

Ce voyage, je le chronique au fur et à mesure.


Parti me découvrir, je rentre me trouver

Avec “YOLO!” d’après Crime et Châtiment, un spectacle monté au théâtre de Belleville. Puis mon premier livre “La Dernière fête” suivi du recueil de poèmes “Tout se danse”.

À chaque fois ce sont des projets portés par un enthousiasme débordant et parfois débordé. À la rencontre du public au travers de lectures, performances et spectacles dans des lieux hybrides : l’atelier d’un relieur, une tour à la Défense, le tiers-lieu novateur des Grands Voisins.